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Assises du logement : passer du logement à l’habitat

Christophe Millet, président du Conseil national de l’Ordre des architectes, participait le 23 juin aux Assises nationales du logement et de la ville, au Palais Brongniart, à Paris, aux côtés de Marjan Hessamfar et Jérôme Berranger, conseillers nationaux. Il est intervenu lors de la table ronde d’ouverture consacrée aux conditions de relance du logement et de la ville.

Publié le
, mis à jour le
1 juillet 2026
Assises du logement

De gauche à droite : Loic Cantin, président de la FNAIM - Chrsitophe Millet, président du CNOA - Pascal Boulanger - président du FPI 

© Kita organisation

Les Assises nationales du logement et de la ville se sont tenues le 23 juin au Palais Brongniart, à Paris. Cette journée d’échanges a réuni élus, collectivités, promoteurs, constructeurs, bailleurs, professionnels de l’immobilier, architectes, ingénieurs, urbanistes et aménageurs autour des enjeux du logement, de la ville et du cadre de vie.

Le CNOA était représenté par Christophe Millet, président du Conseil national de l’Ordre des architectes, Marjan Hessamfar, conseillère nationale, et Jérôme Berranger, conseiller national. Christophe Millet participait à la table ronde d’ouverture intitulée « Agir ensemble pour le logement et la ville : quelle relance ? ».

Après une première séquence réunissant notamment Valérie Létard, députée du Nord et ancienne ministre chargée du Logement, Annaïg Le Meur, députée du Finistère et présidente du Conseil national de l’habitat, et Isabelle Le Callennec, députée européenne et conseillère régionale de Bretagne, une seconde table ronde donnait la parole aux représentants de la filière : Marianne Louis, directrice générale de l’Union sociale pour l’habitat, Pascal Boulanger, président de la Fédération des promoteurs immobiliers, Christophe Millet, et Loïc Cantin, président de la FNAIM.

À cette occasion, le président du CNOA a rappelé combien la situation avait évolué depuis l’année précédente. « Ça va mieux que l’an dernier », a-t-il souligné, « car les architectes ont intégré l’équipe de France du logement ». Une manière de rappeler que les architectes sont aujourd’hui pleinement associés aux échanges sur la relance. L’architecture apporte d’autres solutions, aux côtés des autres acteurs de la filière.

Il a également souligné l’écoute du ministre chargé du Logement et sa volonté d’interroger celles et ceux qui conçoivent les projets. Pour lui, cette évolution est importante : elle permet de replacer la maîtrise d’œuvre dans le débat, non comme un acteur périphérique, mais comme un maillon essentiel de la fabrique du logement.

Christophe Millet a toutefois regretté que certains sujets restent encore trop peu présents dans les débats, en particulier la réhabilitation, la mobilisation du bâti existant, le foncier et les conditions économiques permettant de produire des logements plus accessibles. « Il faut comprendre comment on fabrique le logement en France, en vrai » : c’est ce sujet concret qu’il a souhaité remettre au centre des échanges.

Au-delà de la seule production de logements, le président a appelé à passer d’une politique du logement à une véritable politique de l’habitat, attentive aux usages, aux territoires et à la qualité du cadre de vie. Faire entendre la voix des professionnels de la maîtrise d’œuvre est, selon lui, indispensable pour construire des réponses ambitieuses, durables et acceptées.

En conclusion, il a invité la filière à oser remettre en cause ses modèles et les futurs candidats à l’élection présidentielle à aller à la rencontre de celles et ceux qui fabriquent concrètement le logement sur le terrain.

À l’occasion des Assises, Christophe Millet a signé une tribune intitulée « Permis de construire unique : une simplification à la hauteur des enjeux du logement et de la ville ». Il y rappelle que la simplification des procédures d’urbanisme ne doit pas conduire à affaiblir la qualité architecturale, urbaine et paysagère des projets, mais au contraire permettre de mieux articuler délais, sécurité juridique, transition écologique et qualité du cadre de vie.

 

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