
Rencontre organisée par le Réseau des Maisons de l’architecture aux Récollets à Paris
Le 3 juin 2026, le Réseau des Maisons de l’architecture réunissait aux Récollets, à Paris, plusieurs acteurs engagés dans les résidences d’architecture. L’occasion de revenir sur un dispositif qui place l’immersion, la médiation et le récit au cœur de la réflexion territoriale.

Rencontre organisée par le Réseau des Maisons de l’architecture aux Récollets à Paris
Porté par le Réseau des Maisons de l’architecture, le programme des résidences d’architecture repose sur des immersions de plusieurs semaines dans des territoires donnés. Architectes, urbanistes, paysagistes, artistes ou chercheurs y travaillent avec les habitants, les élus et les acteurs locaux. L’objectif n’est pas de produire immédiatement un projet opérationnel, mais d’ouvrir un espace de réflexion, de récit et de propositions à partir des ressources et des problématiques propres à chaque territoire.
Chaque résidence se conclut par une restitution publique. Pour cette édition 2026, huit résidences ont été lancées sur différents territoires français, autour de thèmes liés aux mutations territoriales, à la transition écologique, à la résilience et aux dynamiques locales.
La rencontre organisée le 3 juin aux Récollets a permis de replacer ces résidences dans une histoire plus large. Les interventions d’ouverture de Sophie Bertrand, présidente du Réseau des Maisons de l’architecture, Christophe Millet, président du Conseil national de l’Ordre des architectes, et Magali Pinon-Leconte, sous-directrice de l’architecture, de la qualité de la construction et du cadre de vie au ministère de la Culture, ont rappelé l’importance d’un partenariat associant institutions, acteurs de l’architecture et collectivités pour faire vivre ces démarches.
Une première table ronde, animée par Caroline Camillerapp, vice-présidente du Réseau des Maisons de l’architecture, était consacrée au rôle des Maisons de l’architecture comme « artisanes d’une expérience collective des territoires ». Avec Hélène Guillemot, architecte et urbaniste, enseignante à l’ENSAPL, Marie Sévère, directrice de la RMA Pays de la Loire, Adrien Maillard, directeur de la Maison de l’architecture le 308, et Michèle Barbé, architecte et présidente de la Maison de l’architecture de Corse, les échanges ont mis en lumière leur capacité à jouer un rôle d’intermédiaire entre architectes, habitants et élus. Par leur ancrage local, elles favorisent le débat public, accompagnent la compréhension des enjeux architecturaux, urbains et paysagers, et rendent possible une démarche collective.
La seconde table ronde, animée par Anne-Sophie Gouyen, architecte, journaliste et créatrice de podcasts, portait sur les résidences d’architecture comme « démarche culturelle située » et comme creuset possible de l’action publique. Boris Fillon, architecte urbaniste et cofondateur de Degré, résident 2022, Elisabeth Taudière, architecte et codirectrice de Territoires Pionniers, Sabine Guitel, urbaniste OPQU et directrice du CAUE 27, et Didier Cheneau, maire de Saint-Gervais, y ont rappelé que ces résidences créent les conditions d’une rencontre entre une équipe de spécialistes et une population, dans un contexte donné.
Cette journée a ainsi souligné la double portée des résidences d’architecture. Elles relèvent d’abord de la médiation culturelle, en rendant l’architecture accessible et appropriable. Mais elles peuvent aussi produire des effets au-delà du champ culturel, en contribuant à la fabrication collective des territoires et à la réflexion des collectivités sur leurs transformations à venir.
ARCHITECTE ou société d’architecture
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